entrée libre dans la limite des places disponibles
16 - 17 avril 2010
19 h
Hommage à Martha Graham
DANSE SUR GRAND ÉCRAN au CNSMDP
Conservatoire de Paris - Maurice Fleuret
209, avenue Jean Jaurès - Paris 19e - M° Porte de Pantin
- A Night Journey, 1961, 29', un film de Alexander Hammid, musique de William Schuman, avec Martha Graham, Mary Hinkson, Linda Hodes, Akiko Kanda, Helen McGehee, Carol Payne, Bertram Ross, Betty Shaler, Paul Taylor, Ethel Winter. (La légende d'Œdipe traitée par Martha Graham. Avec Martha Graham dans le rôle de Jocaste, Bertram Ross dans celui d'Œdipe et Paul Taylor en Tirésias).
-A Dancer's World, 1957, 30', un film de Peter Glushanok, musique de Cameron McCosh, avec Martha Graham, Yuriko Kimura, Helen McGehee, Gene MacDonald, Ellen Siegel, Robert Cohan, Miriam Cole, David Wood, Lillian Biersteker, Bertram Ross, Ethel Winter, Mary Hinkson.
(Tandis qu'elle s'apprête à tenir le rôle de Jocaste, Martha Graham nous présente sa compagnie, parle de la vie, de l'art et de la technique du danseur).
...Martha Graham dès son plus jeune âge – son père médecin, comme celui de Lucinda Childs lui répétait que le mouvement ne MENT jamais – avait apprit qu’être chorégraphe est un combat. Elle avait refusé avant-guerre l’invitation d’Hitler aux Jeux Olympiques de Berlin et toute sa vie elle pratiqua sa danse en accord intime avec ses choix artistiques et intellectuels. Cette pensée en mouvement lui fit franchir et dessiner des espaces chorégraphiques inconnus auparavant : elle se tenait à sa technique, à sa méthode qu’elle avait élaborée soigneusement à travers le temps. Là le corps féminin se trouvait affranchi, réconcilié avec les forces vives de l’inconscient et de la nature. Ce lien affirmé forgea les figures de son style et de sa passion chorégraphique nourris de poésie et de mythologie... A la fois abstraite et charnelle, marquée par les interdits et la transgression, la violence de cette danse ne cessera d’inspirer la chorégraphie contemporaine, du Butô à Pina Bausch. Remarquons un point essentiel : les tensions et les mouvements du corps de Martha Graham prennent vie et forme comme expulsé de cette zone entre nombril et sexe où les asiatiques situent le déploiement du ki (tchi en chinois). C’est là un des apports essentiels de sa technique, raison probable pour laquelle des interprètes japonais, telle que la légendaire et merveilleuse Yoshiko, firent aussi partie de sa compagnie… Patrick Bensard - 2007