6 euros (T.R. 5 euros)
lundi 06 juillet 2009
20h
Kaay Fi
De Zapo, 2009, 52'
La Cinémathèque française - salle Georges Franju
51, rue de Bercy - Paris 12e - M° Bercy
Le Sabar est un rythme qui se joue avec une main et une baguette et qui produit 2 sons totalement différents. C’est déjà un son « élaboré » bien que primitif . Et puis il y a la danse, l’image d’un diable qui surgit de sa boÎte. Une énergie de sprinter, avec intensité, rapidité et brio. Et aussi ce rapport si beau entre le batteur et le danseur, éveillé, complice, provocateur ….
"Dès mon premier séjour au Sénégal - il y a 3 ans – j’ai été reçue dans les familles. J’aime cette forme de vie communautaire où toutes les générations vivent ensemble. C’est en général dans la cour de chaque maison que l’on vit, c’est un bourdonnement incessant et plutôt joyeux .
La rencontre déterminante pour ce tournage a été celle avec Moustapha Faye. Vieux Sing Faye, père de Moustapha, est un illustre percussionniste Batj Guewel Ndakarou ce qui se traduit par Chef Tambour Major de Dakar. Pratiquement tous les hommes de la famille sont percussionnistes et danseurs, et les femmes danseuses, et tous sont Guewel (griots). C’est presque comme une caste.
Je me suis sentie chez les Faye comme dans ma propre famille. J’ai pris du temps pour observer, sentir, essayer de comprendre avant de tourner. Je ne place pas mon regard comme celui d'une ethnologue. Je veux plutôt donner à ressentir que chercher à montrer. Essayer de toucher le spectateur plutôt que lui enseigner.
Zapo