lundi 04 décembre 2006
20:30

Carte Blanche à Jérôme Savary

is it jam or jelly ?

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Salle Henri Langlois / Cinémathèque française / Paris

Jérôme Savary voulait être « batteur de jazz ». Il voulait aussi être artiste peintre quand il intègre à 17 ans les Arts-Déco, et surtout sa fanfare, comme trompettiste. A 19 ans, il part à l’assaut de New York. Ce sont les grandes rencontres : Lenny Bruce, Count Basie, Thelonious Monk… et cet amour pour le jazz qui ne le quittera plus.
Des premiers succès du Grand Magic Circus, quand tout Paris se précipitait à la Cité internationale pour découvrir Zartan - frère mal aimé de Tarzan, jusqu’aujourd’hui où il présente sa dernière création à l’Opéra Comique : A la recherche de Joséphine - New Orleans for ever, il en aura monté des spectacles, sillonné des routes, enchanté des publics, mis en scène des opéras, dirigé des scènes nationales, des orchestres en tous genres, des divas, des animaux tristes et autres saltimbanques heureux de l’être, heureux de faire partie de sa famille.

A la recherche de Joséphine – New Orleans for ever, c’est encore une déclaration d’amour au jazz, et à tous les artistes qui ont écrit et continuent d'écrire son histoire. Avec Jérôme Savary, ça swingue. Toujours. Pas de temps morts. Sur scène, en coulisses, sur les routes, et dans la vie aussi. Rien qui ne se fasse sans musique et sans danse. Cela s’appelle du Music Hall.

Sylvie Kuhn


Actuellement présenté à l’Opéra Comique, le dernier spectacle de Jérôme Savary est un hommage aux jazzmen noirs-américains qui quittaient le pays de la ségrégation pour débarquer dans le Paris encanaillé des années 1920, et à leurs successeurs qui essaient aujourd’hui de recréer une scène musicale à la Nouvelle-Orléans. A cette occasion, La Cinémathèque de la Danse est heureuse de lui offrir une carte blanche pour revenir aux sources de la musique noire-américaine. Jérôme Savary puisera dans notre collection de films de jazz et fera resurgir les grandes figures qui ont marqué son parcours de jazzophile : Joséphine Baker bien sûr, mais aussi Jelly Roll Morton — l’« inventeur du jazz » lui-même originaire de la Nouvelle-Orléans —, Sidney Bechet, Charlie Mingus, Cab Calloway et Bill « Bojangles » Robinson, les Lindy-Hoppers de Hellzapoppin’, les jam sessions du Savoy Ballroom de Harlem, Sammy Davis Jr tout jeunot et Dizzy Gillespie interviewé par Frank Tenot… La séance sera également émaillée de quelques surprises et autres curiosités : images de boxe, Charlot dansant le jazz, Cake-Walk des frères Lumière, séquences de films de Georges Méliès… Tout un imaginaire plus proprement cinématographique qui, de Jean Renoir à Max Ophüls en passant par Max Linder, n’a jamais cessé d’inspirer les spectacles du metteur en scène.

Soirée présentée par Jérôme Savary et introduite par l’orchestre de « Joséphine ».

photoPhoto Robinson Savary 

En partenariat avec Jazz Magazine et TSF

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