DANSE LIBRE (LA)

2005
62 minutes

Réalisé par La Cinémathèque de la Danse et Elisabeth Schwartz 

Au début du XXe siècle la rupture avec les codes de la danse académique permit en Occident l’émergence de nouvelles esthétiques de la danse moderne. La Danse Libre est l’une d’elles. Prônant un retour à l’expérience sensorielle du mouvement et des rythmes, un travail à partir de l’élémentaire organique du corps – gravité, respiration, élan, tension-détente – elle s'ouvre à l'indéterminé, à l'imprévisible des formes.
La recherche d’un mouvement qui serait continu s’organise autour de l’observation des mouvements et des forces naturelles rendues visibles par les vents, les vagues, les déplacements animaux.

Les gestes les plus essentiels tels que marcher, lancer, balancer, rassembler, semer constituent la trame d’expérimentation des danses.
Ces savoir-faire aboutissent à la conquête de la fluidité, des danses à flux continus, à des transferts de poids incessants, à cette ligne de durée pure qu’on ne mesure pas, dont parle Bergson.
Ces danses offrent un contrepoint au continuum de la nature, filmé par Jean Painlevé, traversant et transformant les formes végétales et animales.
Les apports furent riches et variés. Elles trouvent dans les propositions esthétiques d’Isadora Duncan (cf. photo : Irma Duncan), Rudolf Von Laban, Emile Jaques-Dalcroze un fondement primordial.
Ce courant fut incarné par des figures telles que Margaret H’Doubler, Rosalia Chladek, Madge Atkinson, Margaret Morris, Irène Popard, Janine
Solane, Ellen Tels-Rabanek, Birgit Akesson. Steve Paxton en constitue une des principales résurgences.
Ainsi, de Loïe Fuller, Maude Allen jusqu’à Steve Paxton, des images de ces créateurs montrent la diversité de la Danse Libre.

Elisabeth Schwartz